Les animations jeux au coeur des quartiers

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Présentation de l'atelier

Organisation

  • atelier d'échanges de pratiques

  • durée : 3 h

  • animatrices de l'atelier : Nathalie Le Van de la maison des jeux de Strasbourg (67), Gaëlle Jamet d'Univers en jeux (83)

  • secrétaires : Luthien Lara de l'association des Petits débrouillards en Rhône-Alpes et Béatrice Binet Fafiotte du Temps des Ludes

  • 14 de participant.e.s de structures ludiques (ludothèques, ludothèques itinérantes, maison des jeux et café jeux) et de structures socioculturelles (CS, associations...)

La problématique de l’atelier

Les espaces « ouverts » — la rue, une place au milieu d'un quartier... — créent des contraintes et des libertés dans nos interventions. Quelles formes d'activités ludiques y mettons-nous en place ? Comment ces animations jeux peuvent-elles se trouver en difficulté avec des publics parfois turbulents ? Quel cadre poser ? Quels jeux choisir ? Quelle posture de l'animateur et de l'animatrice jeux, des acteurs et actrices du quartier essayons-nous de privilégier ?

Production de l'atelier

Les projets des participant.e.s à l'atelier

Les projets des participant.e.s sont très variés : une ludothèque de rue, un projet interquartiers, des animations extérieures, des ateliers de rue, une ludothèque mobile accueillie dans des structures, des rencontres avec les habitants, du travail au quotidien, des animations non annoncées, des animations de rues...

Ces interventions se font suivant les cas en partenariat avec une ou des structures socioculturelles du quartier, seul.e.s, en présence d'animateurs et d'animatrices municipales, de médiateurs et de médiatrices sociales, ou des services de préventions spécialisées, parfois de bénévoles du quartier. Certaines interventions se font conjointement avec d'autres structures d'animation (bibliothèques de rue, associations culturelles...). Les participant.e.s ont remarqué qu'une animation est réussie, quand elle a pu prendre en compte les personnes ressources du quartier.

Les lieux sont eux aussi variés : les places (commerces, école, transports, lieu de passage...), les parcs, à proximité d'aires de jeux (ce qui donne souvent une connotation petite enfance ou de garderie à l'animation), les pieds d'immeubles, de HLM, la rue, les trottoirs, les espaces publics, les écoles, collèges, lycées, les terrains de sport, les piscines, en utilisant du mobilier humain, au sein d'équipements, sur des lieux de promenades...

Les actions sont tout public, rarement à destination d'un public spécifique. Les participant.e.s à l'atelier s'interrogent sur leur responsabilité légale vis-à-vis du public (en cas d'accident, par exemple).

Ils et elles ont échangé particulièrement sur deux points.

L'installation, l'aménagement, les moyens matériels

Outre le matériel indispensable – des jeux pour tous les gouts, le matériel de fabrication quand il s'agit d'atelier de construction de jeux (gabarit pour des jeux en carton, de la pâte à modeler durcissant à l'air libre...), des tables et des chaises (hautes pour les adultes et basses pour les enfants) et des protections contre le soleil pour les animations l'été... –, certain.e.s proposent des aménagements supplémentaires, d'autres non : des tables libres pour être utilisées pour d'autres usages, des espaces de discussions, des éléments pour délimiter l'espace.

L'accueil du public

Lors d'animations, le public peut venir jouer librement. Pour d'autres, la participation est organisée : avec une table d'accueil pour s'inscrire (et obtenir un badge), pour vérifier la présence d'un accompagnateur ou d'une accompagnatrice (pour les – de 10 ans), pour servir de relais avec les éducateurs et les éducatrices de rue ou les parents. Pour les animations se déroulant sur plusieurs jours, certain.e.s demandent des fiches d'autorisation parentale avec une photo et les coordonnées des parents (pour les prévenir en cas d'éventuels problèmes, mais aussi pour pouvoir les inviter au temps final).

Les participant.e.s de l'atelier ont repérée la difficulté de faire venir et de faire jouer les adultes ou les personnes âgées, les ados. Comment accueillir les enfants non accompagné.e.s ou intégrer des groupes constitués (CS, par ex.) ?

Tous et toutes trouvent intéressant de promouvoir implication des parents et des ados dans la construction et dans l'animation.

Mais comment faire avec vandalisme ?? Faut-il sélectionner le public accueilli ??

Les difficultés rencontrées et les questionnements émergents

Les difficultés

> Souvent les animations provoquent la surprise. C'est intéressant, car elles interrogent et suscitent de la curiosité. Mais, parfois, elles sont mal reçues et les animateurs et les animatrices se demandent parfois ce qu'ils et elles viennent faire... les usager.e.s ne les ont pas demandé !

> Sur les quartiers où il n'y a pas une présence continue toute l'année, on peut également cité les difficultés suivantes : la barrière de la langue, la difficulté à toucher les adultes - notamment les mamans par les animateurs hommes-, l'absence d'encadrement des parents, l'autonomie des enfants, le ramadan...

Le jeu permet la communication avec les habitant.e.s malgré la barrière de la langue et créé des espaces d'échanges entre citoyen.ne.s.

Les questionnements

L'intervention des municipalités dans les quartiers, justifiée par les difficultés que ces quartiers rencontrent (difficultés aux origines sociétales, urbanistiques ou politiques) interrogent, quand elle est déconnectée d'une demande d'habitant.e.s ou de structures du quartier. L'été, il est plus facile d'intervenir sur les espaces à usage public.

La sensation de frustration des habitant.e.s lors de l'arrêt de ces animations est forte. Il est nécessaire de pérenniser des choses malgré la ponctualité des interventions. Importance de la « capacitation » (autonomisation).

Le jeu n'y est pas reconnu comme une pratique culturelle, mais est perçu comme activité enfantine. Il est nécessaire de renverser la tendance auprès des élu.e.s, et surtout auprès des citoyen.ne.s, du grand public. Les interventions sont valorisées avant tout faite par le public. Il est difficile de faire reconnaitre leur pertinence par les politiques...

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