L'émergence du thème

Pourquoi et comment, à travers quels questionnements et réflexions s’est construit le thème des RL 2012 ? Pourquoi le choix d’un travail particulier sur le langage ?

La petite histoire

Très vite, lors des toutes premières réunions du comité de pilotage des RL, le triptyque légitimité/reconnaissance/langage apparait : nous savons notre légitimité ; il faut qu’elle soit reconnue par « les autres » ; la reconnaissance passe forcément (aussi) par le langage : comment parlons-nous de nous ?

Le lien se fait alors naturellement avec les RL 2004, dans les actes desquelles on relève la question de la « reconnaissance paradoxale » du jeu :

« (…) le jeu va chercher des alliances ou des reconnaissances par rapport à l'apprentissage et l’éducatif, ou par rapport à l'objet culturel (…) ou par rapport à un positionnement dans l'action sociale (…) mais peu en tout cas (pas assez pour le moment) directement dans la substance du jeu lui-même ».

Le jeu pour lui-même

Les différentes pressions, sociales, financières, notre propre besoin de reconnaissance, nous ont souvent poussé.e.s à adopter des langages qui ne sont pas les nôtres. Au risque de la perte de sens des projets et des actions, et de la réduction de la pensée au plus petit dénominateur commun.

Il faut donc construire la reconnaissance du jeu à partir de son identité propre, de sa « substance ».

Le jeu est une pratique. Nous devons savoir la présenter dans l’espace public, aux « autres » : usagers, politiques, parents, institutions, financeurs… Cet équilibre, le fait que discours et pratiques s’appuient et s’enrichissent mutuellement se retrouve dans le titre choisi :

« Le jeu, une pratique culturelle d'utilité publique. Des mots pour le dire. »

Comme un préalable aux travaux, et un appel à la vigilance, nous avons choisi de mettre en italique l’expression « utilité publique ». Parce que sommes convaincu.e.s que c’est une réalité… et que nous nous interrogeons simultanément sur ce qui nous amène à nous exprimer en ces termes.

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